La grande histoire du sèche-cheveux, de 1890 à nos jours

Il trône dans toutes les salles de bain, mais qui connaît son histoire ? Elle commence dans un salon de coiffure parisien, passe par les casques roses des sixties et s’achève (provisoirement) dans un moteur plus rapide qu’un turboréacteur. Récit en cinq actes.
1890 : le coiffeur, la cuisinière et le tuyau
Le premier « séchoir à cheveux » naît en France, dans le salon d’Alexandre Godefroy : une machine fixe — un bonnet relié par un tuyau au conduit d’une cuisinière à gaz — sous laquelle la cliente s’assoit. Bruyant, chaud, vaguement inquiétant, mais révolutionnaire : jusque-là, on séchait ses cheveux à la serviette, au soleil… ou pas du tout. L’idée d’un flux d’air dédié au cheveu était née.
1920 : il tient (presque) dans la main
Les premiers modèles portables apparaissent aux États-Unis vers 1920, croisement improbable de l’aspirateur et du mixeur — dont ils empruntent littéralement le moteur. Le « Race », pionnier du genre, pèse près d’un kilo, souffle une centaine de watts et surchauffe volontiers. Il faudra les progrès des plastiques (la bakélite d’abord) et des moteurs pour qu’il devienne, dans les années 50, un objet domestique courant.
1990-2010 : la chimie s’invite
Puissances qui grimpent (2 000 W devient la norme), plastiques légers, puis la vague venue du Japon : l’ionique à la fin des années 90, la céramique et la tourmaline dans la foulée — le sèche-cheveux cesse d’être un simple radiateur soufflant pour devenir un outil de soin.
Au fait, pourquoi dit-on « brushing » ?
Petite fierté nationale au passage : « brushing » est un faux anglicisme — les anglophones disent blow-dry. Le mot est une invention française des années 60, forgée dans les salons parisiens quand la technique du séchage à la brosse ronde a détrôné les casques. Exporté nulle part, il est resté chez nous — comme le premier séchoir de Godefroy.
2016 : l’année zéro du moteur
Dyson lance le Supersonic : moteur numérique de 27 mm dans la poignée, 110 000 tr/min, régulation électronique — l’appareil est repensé de zéro et tout le marché suit, du challenger Laifen aux capteurs intelligents d’aujourd’hui. La suite ? Elle s’écrit en ce moment — notre article sur le sèche-cheveux de 2030 s’y risque, et le comparatif 2026 photographie l’état de l’art.

Pauline est la responsable éditoriale de Sèche-Cheveux.net, le site de référence dédié aux sèche-cheveux et aux accessoires de coiffure. Passionnée par l’univers de la beauté et du soin capillaire, elle teste et analyse les différents modèles disponibles afin de partager des conseils, des comparatifs et des guides d’achat utiles. Son objectif est d’aider chacun à trouver le sèche-cheveux le plus adapté à ses besoins, en tenant compte de la performance, de la qualité et du confort d’utilisation.
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