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La grande histoire du sèche-cheveux, de 1890 à nos jours

juillet 11, 2026 · Histoire & culture

La grande histoire du sèche-cheveux, de 1890 à nos jours

Il trône dans toutes les salles de bain, mais qui connaît son histoire ? Elle commence dans un salon de coiffure parisien, passe par les casques roses des sixties et s’achève (provisoirement) dans un moteur plus rapide qu’un turboréacteur. Récit en cinq actes.

1890 : le coiffeur, la cuisinière et le tuyau

Le premier « séchoir à cheveux » naît en France, dans le salon d’Alexandre Godefroy : une machine fixe — un bonnet relié par un tuyau au conduit d’une cuisinière à gaz — sous laquelle la cliente s’assoit. Bruyant, chaud, vaguement inquiétant, mais révolutionnaire : jusque-là, on séchait ses cheveux à la serviette, au soleil… ou pas du tout. L’idée d’un flux d’air dédié au cheveu était née.

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1920 : il tient (presque) dans la main

Les premiers modèles portables apparaissent aux États-Unis vers 1920, croisement improbable de l’aspirateur et du mixeur — dont ils empruntent littéralement le moteur. Le « Race », pionnier du genre, pèse près d’un kilo, souffle une centaine de watts et surchauffe volontiers. Il faudra les progrès des plastiques (la bakélite d’abord) et des moteurs pour qu’il devienne, dans les années 50, un objet domestique courant.

📜 La parenthèse casque : les années 50-60 sont l’âge d’or du casque-bonnet — le « bonnet dryer » à la Lady Sunbeam, valisette rose d’où sort un tuyau et un bonnet gonflable. On y lisait un magazine pendant 40 minutes de séchage tiède. Le brushing express des années 70, popularisé par les moteurs plus puissants et… une certaine idée de la liberté capillaire, l’a rangé au grenier — mais les salons ne l’ont jamais tout à fait abandonné.

1990-2010 : la chimie s’invite

Puissances qui grimpent (2 000 W devient la norme), plastiques légers, puis la vague venue du Japon : l’ionique à la fin des années 90, la céramique et la tourmaline dans la foulée — le sèche-cheveux cesse d’être un simple radiateur soufflant pour devenir un outil de soin.

Au fait, pourquoi dit-on « brushing » ?

Petite fierté nationale au passage : « brushing » est un faux anglicisme — les anglophones disent blow-dry. Le mot est une invention française des années 60, forgée dans les salons parisiens quand la technique du séchage à la brosse ronde a détrôné les casques. Exporté nulle part, il est resté chez nous — comme le premier séchoir de Godefroy.

2016 : l’année zéro du moteur

Dyson lance le Supersonic : moteur numérique de 27 mm dans la poignée, 110 000 tr/min, régulation électronique — l’appareil est repensé de zéro et tout le marché suit, du challenger Laifen aux capteurs intelligents d’aujourd’hui. La suite ? Elle s’écrit en ce moment — notre article sur le sèche-cheveux de 2030 s’y risque, et le comparatif 2026 photographie l’état de l’art.

Vous hésitez encore ?

Notre comparatif des meilleurs sèche-cheveux vous aide à trouver le modèle fait pour vos cheveux.

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